Le grand Défi de ma vie! Vivre avec des “Nonsco”

Prendre soin de soi, des autres et de la planète

Le grand Défi de ma vie! Vivre avec des “Nonsco”

Le défi:

Je me suis lancée un défi incroyable en 2016, concrétiser en 2017, celui de trouver un lieu où des enfants “Nonsco” vivent en total liberté. Nonsco = enfants non scolarisés

Qui suis-je?

Je m’appelle Laurence GOUTELLE, je suis psychologue et praticienne en EMDR. Mais je suis surtout maman à temps plein d’enfants qui n’ont pas été heureux à l’école. Nous les avons retiré de l’école car trop malheureux. Et nous avons découvert une communauté dont on ne soupçonnait pas l’existence, les « Nonsco ».

Le grand kidnapping

Quand j’ai eu mes enfants, j’ai adoré passé du temps avec eux. Et j’ai réussi à m’organiser pour travailler peu de temps en cabinet psy, afin de garder beaucoup de temps libre pour eux. Lorsque ma fille aînée est partie à l’école j’ai ressenti au fond de mon coeur un déchirement comme si on kidnappait mon enfant. Ce n’était pas mon choix cette séparation. Et franchement, j’étais convaincue de ne pas avoir d’autres alternatives. Je n’avais pas le choix, mon enfant était obligé par la loi d’aller à l’école. C’est vraiment ce qu’on nous fait croire, aux 3 ans de nos enfants. D’un autre côté quand ton enfant est content d’aller à la crèche ou à l’école, c’est chouette ça libère du temps. Et s’il est heureux, après tout, tout le monde est content. Sauf que dans la réalité, beaucoup d’enfants donneraient cher pour ne pas aller à l’école. Dans mon cas, je travaillais un peu pour beaucoup de temps avec mes enfants. Mais, me la prendre à temps plein alors que j’avais du temps à lui consacrer. C’était la pire chose qu’il pouvait m’arriver. Ça ne nous a pas convenu ni à l’une ni à l’autre. Ma fille a pleuré à chaque fois que l’on était séparé, donc tous les jours jusqu’à ce que je découvre ce que le gouvernement et les médias nous cachent.

La résignation

J’ai pris la ferme décision de la sortir de l’école et je commençais à poser des questions autour de moi sur d’autres alternatives. Personne pour me renseigner. Le seul choix existant parmi les gens que je côtoyais, était : « ton enfant va s’y faire, elle va finir par arrêter de pleurer ». La résignation. Voilà la seule et unique option que j’avais pour ma  pauvre douleur de mère et la souffrance que je faisais endurer à ma fille. Il fallait qu’elle se résigne. Alors j’ai pris la décision de ne pas me résigner. Et surtout, de ne pas enseigner la résignation à mon tour à mes enfants. Mon dieu! La rebelle! Un acte de désobéissance civile. La résignation est enseignée de façon normale et naturelle dans notre culture occidentale, comme une bonne chose. Se résigner c’est bien! C’est comme ça, on n’a pas le choix. Nous sommes de pauvres petites créatures à la merci d’un grand système. Alors moi, seule au monde je décidais que ce n’était pas bien et heureusement, non seulement je n’étais pas seule mais en plus j’ai découvert qu’il y avait encore plein d’autres domaines où l’on pouvait réfléchir sans se résigner. 

Le petit secret bien gardé, du gouvernement 

Donc j’ai déscolarisé mes deux enfants, ma fille de petite section et le dernier de la crèche (4 mois de crèche en tout). Nous sommes allés à Montessori et le problème de la séparation a persisté. (J’ai fait une vidéo qui explique l’insécurité initié par la séparation https://youtu.be/CNcWW9TuC8g). Ma fille pleurait toujours. Heureusement, je sentais que le problème était autre et j’avais commencé à chercher s’il existait des enfants qui ne vont pas à l’école. Et là j’ai découvert la partie caché de l’iceberg. En janvier 2014 mes enfants étaient en dehors de l’immense machine du système scolaire. Ce que le gouvernement ne nous dit pas, du tout. Jamais entendu parlé de ça de toute ma vie.  Et ça c’est une sacré vilaine cachoterie… vilain gouvernement!!

La communauté « nonsco »

Une immense communauté d’enfants qui ne vont pas à l’école tout près de chez moi. (vous pourrez bientôt lire notre livre de témoignages « Les Nonsco près de chez moi »). Et bien non! Je n’ai même pas désobéis car il existe une autre école, qui se fait à la maison et qui n’est pas hors la loi. Cela s’appelle l’instruction en famille, IEF. Vous n’en avez jamais entendu parlé? C’était mon cas. Pour le découvrir il faut se lever tôt. Ce n’est pas l’école qui est obligatoire mais l’instruction. En France, l’instruction se fait à l’école ou la maison. Et oui! C’est la loi française. Même les profs ne sont pas au courant. Dire à quel point c’est une cachoterie.

Croiser un enfant libre dans la rue à l’heure de l’école

Et c’est pour cette même raison que les gens qui nous croisent dans la rue, nous demande pourquoi ne sont-ils pas à l’école? Parce qu’ils n’y sont pas heureux, madame. Ils sont assis toute la journée sur une chaise à apprendre des choses qui ne sont pas de leur âge et de leur maturité intellectuelle et qui de surcroit n’a aucun intérêt pour eux. Parce qu’on les dresse et que personne n’a le temps de leur donner de l’amour. Alors, madame, vous ne saviez pas qu’on se regroupe tous les jours entre mamans qui font l’ief pour que nos enfants se socialisent toutes les après midi? L’école demande à l’enfant de choisir entre maman et les copains. Nous, madame, on fait un pied de nez au gouvernement. On les socialise en étant avec eux. Et on leur fait l’école à leur niveau de maturation pour aller à leur rythme tout en les laissant jouer un maximum. 

Informer les gens

C’est en parlant ainsi que je me retrouve à parler d’IEF et sans essayer de convaincre ni en me justifiant. J’informe que l’on n’a pas encore tout vu sur l’iceberg. Que pensez-vous que les gens me répondent en entendant ça? Et bien à l’unanimité, les gens me disent que dans ces conditions j’ai raison, et que l’école ça fait plein de malheureux. Sérieusement, que voulez-vous répondre devant le constat saisissant d’une école qui sombre? Une école qui ne donne plus aucun espoir d’avoir une situation, je pense aux étudiants sur diplômés au chômage. Je pense à des apprentissages généraux pour des personnes aux identités différentes, aux envies différentes, aux besoins différents. C’est vraiment le moyen âge. On a besoin d’une autre école. Même les enseignants dans ce vieux modèle n’en peuvent plus. Les modèles scandinaves ne sont pas encore prêt à débarquer chez nous.

Le stress autour d’un enfant scolarisé

On n’a pas fait le choix le plus facile. Mais aujourd’hui être mère, travailler, courir toute la journée, pour amener les enfants à l’école, les habiller.  Ça prend une éternité d’habiller un enfant dans le stress. Le soir les récupérer, en vitesse, prendre le bain, préparer le repas sur lequel l’enfant risque de rechigner. Le calvaire d’être une mère des temps modernes. Ce n’est facile pour aucune mère. Chapeau bas à toutes les mères. Alors au moins nos enfants ne sont plus dans cette course frénétique. Quand ma fille allait à l’école, je crois que je lui disais : « vite, dépêches-toi, allez, allez…» un nombre incalculable. C’était horrible cette pression. Quel mauvais souvenir! Alors oui, on doit gérer des enfant à la maison, donc faire du permanent mais sans stress. Nos enfants dorment et se réveillent naturellement.. 

Le sommeil réparateur

J’ai le souvenir d’avoir été réveillé toute mon enfance. Sorti du sommeil paradoxal. Le sommeil le plus profond et le plus réparateur. Nos parents travaillaient tous les deux. Ma mère se démenait pour tout gérer. On ne dormait pas assez. Donc le matin, on avait besoin de récupérer. On nous réveiller en plein rêve. Quelle violence! Réveiller un enfant dans son sommeil! Comment pouvons-nous dire que nous sommes un peuple évoluer? Rien que sur cet aspect, réveiller un enfant qui dort et tous les jours. N’est-ce pas le signe que nous sommes des sauvages? Le sommeil est un besoin vital et fondamental pour la croissance du petit humain. L’empêcher de dormir et d’être dans son besoin et vraiment quelque chose d’horrible que l’on normalise tout comme battre un enfant, comme on battait les femmes autrefois. Et bien, je vous le dis, la science le dit, ce n’est ni normal, ni naturel, ni bon pour le développement du cerveau de l’enfant. Et ce n’est qu’un point parmi tant d’autres. 

“Dys” fonctionne

Par ailleurs à l’école on apprend des notions par coeur qui n’ont aucun rapport avec notre personnalité, nos besoins et surtout nos envies. N’est-ce pas non plus extrêmement violent. Ce bourrage de crâne pour le bien de notre enfant. C’est vraiment dépassé. Imaginez-vous en tant qu’adulte, vous avez un peu de temps devant vous, vous avez envie de faire telle ou telle chose et non, vous devez apprendre par coeur, la constitution physiologique d’une sauterelle. Et puis on ne vous lâchera pas tant que vous ne le saurez pas par coeur. Et puis si vous n’y arrivez pas car c’est d’un mortel ennui, on va vous trainer voir une orthophoniste et un neuro psychologue pour faire une batterie de test afin de vérifier que vous êtes normal ou découvrir que vous « dys » fonctionnez. Il faut prier de « dys » fonctionner car sinon cela veut dire que vous êtes un demeuré congénital. Dans ma famille, nous sommes quasi tous “dys” mais à l’époque on était pris pour des demeurés. Aujourd’hui le « dys »  a une intelligence différente.

Le portrait robot de l’élève modèle

En sommes, les quelques personnes qui ont l’intelligence qui correspond aux critères de l’école peuvent décrire un portrait type. Le portrait robot du bon élève: « personne assez sociable, bon élève, adaptable, très obéissant, aucun problème de dys fonctionnement, capacité d’ingurgité une quantité d’informations dans différents domaines, même inintéressante à souhait, excellente mémoire ». Quelque chose comme ça. Si vous ne correspondait pas à ce portrait robot, vous irez voir beaucoup de spécialistes. Voilà bonne chance à vos enfants.

L’emploi du temps “nonsco”

Nous vivions dans un hameau et nos enfants attendaient 17h, le mercredi et les week ends pour voir leurs copains. Du coup, obligée tous les jours de rejoindre les copains nonsco et de prendre la voiture. On avait le lundi avec la meilleure amie de ma fille, le mardi avec les nonsco marseillais, on faisait des visites culturels, le mercredi les activités extra scolaire, le jeudi la ludothèque et avec l’atelier poterie pour les nonsco juste à côté et le vendredi on avait d’autres possibilités encore. Une semaine bien chargé mais beaucoup de route. Je me suis épuisée à la longue et j’ai pris une décision très importante dans ma vie. Retrouver un autre hameau mais avec des enfants libres.

Mon défi depuis 2016

Mon défi a pris une ampleur inattendue mais est devenu une véritable obsession, une quête de vie. Et je me suis rendue compte que nous étions plein dans le monde à avoir pris la même décision. Nous avons acté ce rêve fou en aout 2017 bien que j’ai commencé à voyagé depuis 2016. Puis vendu notre maison, acheté un camping car et depuis 2017 nous voyageons et cherchons des lieux de vie Nonsco. Ensuite, nous somme allés au Chili, au Brésil, au Portugal, en Espagne, en Italie et d’ici deux semaines nous partons en Angleterre. Nous allons faire toutes les rencontres nonsco aux mois de juillet et au mois d’aout. Et nous espérons trouver un lieu où vivent des enfants libres. Mon but est d’apprendre l’anglais tout en vivant avec des nonsco, enfants libres. J’ai crée une page facebook « Voyages et rencontres Nonsco, Homeschooler et Unschooler » ainsi qu’une page « Habitat partagé Unschooler Et IEF « Voisins Non Sco ».

Et les finances dans tout ça?

Je terminerais cet article en parlant de la partie finance. Comment est-ce que je fais pour avoir des sous et vivre cette vie de rêve. Comme je le disais plus haut, je suis psychologue et récemment blogeuse. J’ai deux blogs. Un sur ma profession de psychologue et thérapeute en EMDR. Je donne des conseils et des consultations par téléphone et WhatsApp. laurencegoutelle.fr. L’autre, un blog de développement personnel lechemindelaliberation.com qui se décline en trois parties. La première partie est la prise en charge thérapeutique et les conseils psy. La deuxième partie concerne la mission de vie. J’offre mon aide et du coaching pour vivre la fameuse “mission de vie”. J’explique en détail, ce que c’est, et pourquoi est-ce si important. La troisième partie concerne la planète et les alternatives que l’on peut vivre dans son quotidien en vivant une vie plus naturelle. Je propose des alternatives pour être bien sur la planète en accord avec elle. La non scolarisation est dans cette partie. 

Si ce défi vous parle et vous intéresse, je donnerais régulièrement des nouvelles sur la page voyages et rencontres nonsco. Si vous avez des questions vous pouvez laisser un commentaire. Je me ferais un plaisir d’y répondre. 

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